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Les papillons et autres pollinisateurs

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Les papillons et autres pollinisateurs

Les pollinisateurs sont des organismes qui transportent le pollen des fleurs qu’ils visitent afin de permettre la fertilisation des plantes, processus essentiel à la production de fruits et de graines. Le pollen de certaines plantes comme les graminées est très léger et peut être disséminé par le vent, mais environ 80 % des plantes à fleurs comptent sur l’aide des pollinisateurs.

Le pollinisateur butine de fleur en fleur pour se nourrir de nectar, et en même temps, le pollen de la partie mâle de la fleur colle à ses pattes ou à d’autres parties de son corps. Lorsque le pollinisateur butine une autre fleur de la même espèce, le pollen est déposé sur la partie femelle de la plante. Cela permet à la plante de se reproduire en créant des graines et des fruits.

Les abeilles sont les principaux agents pollinisateurs, mais bien d’autres espèces contribuent à répandre le précieux pollen – les papillons de jour et de nuit, les guêpes, certaines mouches et coléoptères, sans oublier les colibris et les chauves-souris.

 

L’importance des pollinisateurs | Menaces pesant sur les pollinisateurs | Création d’un paradis pour les pollinisateurs | Une diversité de pollinisateurs

 

L’importance des pollinisateurs

Nous bénéficions tous les jours du travail des pollinisateurs, qu’il s’agisse des fruits que nous mangeons le matin ou du pyjama en coton que nous enfilons avant d’aller au lit. Les pollinisateurs du Canada s’acquittent fidèlement de leurs tâches afin de nous procurer les produits dont nous avons besoin pour survivre. Les pommes, les bleuets, les raisins, les melons d’eau, les carottes, les courges, le cacao, les cerises et les pêches ne sont que quelques exemples des cultures dont la production exige l’intervention des pollinisateurs. De nombreuses fleurs sauvages dépendent des pollinisateurs. Sans eux, la majorité des cultures vivrières et des fleurs qui nous entourent disparaîtraient. Pourtant, beaucoup de ces précieuses créatures sont menacées.

 

Menaces pesant sur les pollinisateurs

De nombreux pollinisateurs sont en péril, et certaines cultures affichent une production réduite à cause d’une pénurie de pollinisateurs. À présent, les agriculteurs doivent importer et élever des pollinisateurs pour assurer de meilleures récoltes.

La principale menace est la perte d’habitat. L’urbanisation et l’expansion agricole réduisent les habitats de ces créatures et les remplacent par des routes, de vastes pelouses et des jardins de plantes exotiques. Les pollinisateurs se voient ainsi privés des ressources nécessaires à leur survie. Par exemple, la disparition du lupin vivace dans plusieurs régions met en péril le mélissa bleu, un petit papillon qui se nourrit exclusivement de cette plante durant son stade larvaire.

Les pesticides causent aussi beaucoup de dommages. Les insecticides peuvent tuer les pollinisateurs qui sont pulvérisés directement, en plus de contaminer les plantes visitées par les pollinisateurs qui absorbent ces produits toxiques en butinant de fleur en fleur. Il suffit de petites quantités, en raison de leur petite taille. En outre, le pollen et le nectar contaminés que les abeilles femelles rapportent au nid pour nourrir les jeunes risquent d’avoir des effets néfastes sur la prochaine génération d’abeilles.

Les herbicides détruisent les « mauvaises herbes » essentielles à la survie des pollinisateurs, en particulier celle des papillons qui comptent sur la présence de nombreuses espèces de « mauvaises herbes » pour la survie de leurs larves ou de leurs chenilles. Par exemple, l’asclépiade est la seule plante dont se nourrissent les chenilles des monarques.

Nous pouvons améliorer leur sort en créant un paradis pour les pollinisateurs. Il suffit de bien planifier et de faire un choix judicieux de plantes.

 

Création d’un paradis pour les pollinisateurs

Voici quelques conseils utiles à la création d’un habitat accueillant :

 

  • Choisissez un endroit ensoleillé, protégé des vents dominants.
  • Choisissez une grande diversité de fleurs qui fleurissent à divers moments, de sorte que votre jardin soit en fleurs du printemps jusqu’à l’automne.
  • Plantez des fleurs de couleurs différentes pour attirer une grande variété de pollinisateurs. Les fleurs bleues, jaunes et violettes attireront les abeilles.
  • Plantez des fleurs de formes et de tailles différentes, car la longueur de la langue varie énormément parmi les divers pollinisateurs. Par exemple, les abeilles à langues courtes aspirent facilement le nectar des fleurs peu profondes, tandis que celles qui ont une longue langue atteindront le nectar des fleurs plus profondes.
  • Choisissez des fleurs indigènes riches en nectar et en pollen plutôt que des fleurs exotiques cultivées pour leur aspect décoratif qui produisent beaucoup moins de nectar et de pollen.
  • Ne transplantez pas de plantes indigènes provenant des milieux sauvages. Cela cause du tort à ces plantes qui sont déjà menacées par la perte d’habitat. Consultez l’encyclopédie des plantes et la liste des fournisseurs de plantes indigènes.
  • Si vous ajoutez des fleurs non indigènes, choisissez les variétés du patrimoine qui ont conservé leur capacité de produire du nectar et du pollen.
  • Évitez les plantes hybrides à fleurs doubles ou triples dont le nectar ou le pollen n’est pas accessible aux pollinisateurs.
  • Plantez de trois à cinq fleurs de la même espèce en groupe pour attirer l’attention des pollinisateurs.
  • Certains arbres et arbustes comme les pommiers, les bleuets, les cornouillers, les cerisiers et les saules fournissent du pollen et du nectar au tout début de la saison lorsqu’il y a peu de nourriture.
  • Ajoutez des fleurs – aster, plante à calice, verge d’or – qui fleurissent vers la fin de la saison, afin de fournir du nectar et du pollen aux bourdons, aux monarques et aux colibris qui demeurent actifs à l’automne.
  • Étanchez la soif des pollinisateurs durant les chaleurs de l’été en leur offrant de l’eau dans un plat peu profond ou dans un bain d’oiseaux garni de quelques pierres pour servir de perchoirs.
  • Un endroit boueux fournira les éléments nutritifs essentiels aux papillons et du matériel de construction de nids à certaines abeilles.
  • Un coin de votre jardin à l’état sauvage offrira abris et sites de nidification et d’hivernage parmi les herbages, les fleurs sauvages, le bois mort et les broussailles.
  • Si vous avez une pelouse, ajoutez-y du trèfle pour offrir d’autres sources de nectar.
  • Si vous n’avez qu’un petit balcon ou patio, plantez quelques fleurs dans des contenants afin d’offrir du nectar et du pollen aux pollinisateurs de passage.
  • Les pesticides sont les pires ennemis des pollinisateurs. Le feuillet « Contrôlez les intrus … naturellement » offre d’autres solutions.
  • La disponibilité des sites de nidification peut limiter sérieusement les populations d’abeilles. Offrez aux abeilles qui font leur nid dans le sol des sites sablonneux bien drainés, de préférence sur une pente faisant face au sud.
  • S’il n’y a pas d’endroit en pente, au soleil, créez-en un en faisant un monticule de sol sablonneux d’environ 60 cm de haut et de 1,5 m de large une fois tassé.
  • Si vous utilisez du paillis dans votre jardin, laissez quelques endroits à découvert.
  • Du bois mort et des vieilles souches dans des endroits ensoleillés sont utiles aux abeilles qui font leurs nids dans des cavités.
  • Les arbustes ayant des tiges à moelle comme le sureau, le framboisier et le sumac offrent des sites de nidification à certaines abeilles comme l’abeille charpentière.
  • Laissez quelques petits coins envahis par la végétation ou des terriers abandonnés pour les bourdons.
  • Les abeilles ne butinent pas loin du nid, alors ces sites devraient être à moins de 250 mètres des parterres de fleurs.
  • Certaines abeilles nichent ou hivernent dans les tiges des plantes, alors n’élaguez pas tous les arbustes d’un taillis.
  • Laissez des feuilles mortes dans les plates-bandes pour offrir un site d’hivernage aux bourdons.

 

Une diversité de pollinisateurs

Pour attirer une variété de pollinisateurs, tenez compte de leurs préférences :

 

Pollinator

Préférences

Abeilles

  • Les petites abeilles préfèrent les fleurs ouvertes, tandis que les plus grosses peuvent butiner des fleurs plus complexes.
  • Comme elles ne voient pas le rouge, les abeilles sont plus attirées par le bleu, le violet, le blanc et le jaune.
  • Elles sont attirées vers les fleurs par les motifs ou les lignes qui les mènent au nectar.
  • Elles font leurs nids dans le sol, dans des terriers de rongeurs ou des cavités dans les arbres ou arbustes.
  • Bons choix de fleurs : Allium cernuum, aster, Camassia, eupatoire, lobélie bleue, lupin, rudbeckie, tournesol, verveine.

Mouches pollinisatrices (mouche à fleurs, Bombylius pygmaeus ou Tachinidae)

  • Préfèrent les fleurs ouvertes ou bouquets de fleurs minuscules blanches ou jaunes.
  • Pour pondre leurs œufs : bois mort, coins sauvages et humides.
  • Les larves d’un grand nombre de ces mouches sont prédatrices ou parasites des pucerons et autres insectes.
  • Bons choix de fleurs : aster, eupatoire, grand sceau de Salomon, rudbeckie, tournesol, verge d’or.

Papillons diurnes, papillons nocturnes actifs le jour

  • Leur longue langue leur permet d’atteindre le nectar dans les fleurs à corolles ouvertes ou profondes.
  • Ils choisissent des fleurs de plusieurs couleurs, y compris les rouges, mais habituellement les fleurs bleues ou violettes.
  • Certains obtiennent du sucre des fruits mûrs ou de la sève.
  • Ils ont besoin de plantes hôtes particulières pour leurs chenilles.
  • Bons choix de fleurs : asclépiade, eupatoire, liatride.

Papillons nocturnes actifs la nuit

  • Leur longue langue leur permet d’atteindre le nectar dans les fleurs à corolles ouvertes ou profondes.
  • Dans le noir, ils peuvent repérer les fleurs au parfum fort et sucré.
  • Ils choisissent les fleurs blanches, crème ou vert pâle qui sont visibles la nuit.
  • Ils ont besoin de plantes hôtes particulières pour leurs chenilles.
  • Bons choix de fleurs : primevère, yucca.

Coléoptères pollinisateurs (Mélyridés, Méligèthes, Buprestidés)

  • Fleurs très ouvertes (forme de calice ou de bol) qui facilitent l’accès au pollen.
  • Pour pondre leurs œufs : bois en décomposition, arbres morts ou mourants, feuilles mortes, galles de plantes.
  • Bons choix de fleurs : asclépiade, aster, rudbeckie, verge d’or.

Colibris

  • Comme leur langue est très longue, ils préfèrent les fleurs dont la corolle est en forme de trompette ou de cloche.
  • Leur préférence va aux fleurs rouges, mais ils sont aussi attirés par d’autres couleurs.
  • Bons choix de fleurs : ancolie du Canada, campanule à feuilles rondes, épilobe à feuilles étroites, groseillier à fleurs, lobélie du cardinal, lys, penstémon.

Recherche

Guide de jardinage — été 2009

  • Mot de la rédactrice : Un beau matin d’été
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